Hollande

Amsterdam spécialité culinaire : guide des saveurs incontournables à goûter sur place

Amsterdam spécialité culinaire : guide des saveurs incontournables à goûter sur place

Amsterdam spécialité culinaire : guide des saveurs incontournables à goûter sur place

À Amsterdam, on vient souvent pour les canaux, les façades penchées et les musées. Mais on repart en parlant d’autre chose : de ce hareng mangé debout sur un trottoir, de cette frite croustillante noyée de sauce, de cette gaufre au caramel qui a mystérieusement disparu en trois bouchées. La ville se découvre aussi par le ventre, et ses spécialités racontent une histoire de mer, de commerce et de gourmandise très assumée.

Si vous préparez un séjour, ce guide est là pour une mission simple : vous aider à savoir quoi goûter sur place, où le trouver, et comment éviter les pièges à touristes sans pour autant jouer les snobs. Prêt à vous perdre dans les saveurs d’Amsterdam ? Allons-y.

Les frites néerlandaises : bien plus qu’un snack

Les frites néerlandaises ne sont pas qu’un “truc à manger vite fait”. Ici, c’est presque une institution. Elles sont épaisses, dorées, croustillantes dehors et moelleuses dedans – un peu comme si la Belgique avait transmis un savoir-faire, qu’Amsterdam avait ensuite adapté à sa sauce (parfois littéralement).

Le principe : on vous les sert en cône en carton, avec une montagne de sauce par-dessus. Oubliez les petites doses françaises. Ici, la sauce est une couche à part entière.

À tester absolument :

Vous verrez des snacksbars un peu partout. Un bon signe : une file d’attente avec des locaux, des emballages qui s’enchaînent, et une odeur de pommes de terre qui vous fait oublier vos bonnes résolutions alimentaires.

Hareng, kibbeling & compagnie : Amsterdam côté mer

La Hollande sans poisson, ce serait comme Amsterdam sans vélo : inconcevable. Ici, le poisson n’est pas traité comme un luxe, mais comme une habitude, un en-cas du quotidien.

Le hareng (haring) est la star incontestée. On le mange traditionnellement cru, légèrement saumuré, souvent servi avec des oignons et des pickles. La scène typique : un habitant en costard ou en tenue de travail, qui s’arrête devant un stand, saisit le hareng par la queue, le lève au-dessus de sa bouche et le croque avec un air parfaitement naturel. Vous, de votre côté, vous essayerez de ne pas vous en mettre partout.

Deux façons de le goûter :

Pour ceux qui préfèrent le poisson chaud, tournez-vous vers le kibbeling : des morceaux de cabillaud frits, servis avec une sauce tartare ou à l’ail. Pensez “fish and chips”, mais version bouchées. C’est croustillant, parfumé, et dangereusement addictif.

Astuce simple : repérez les petites échoppes près des canaux, avec des noms terminant souvent par “-vis” (poisson). Si l’odeur est fraîche, la file d’attente raisonnable mais constante, vous êtes probablement au bon endroit.

Fromage hollandais : entre clichés… et vraies découvertes

On ne peut pas venir à Amsterdam sans croiser la route d’une meule de gouda soigneusement empilée dans une vitrine. Le fromage est ici une fierté nationale, mais aussi un marqueur du commerce hollandais, de l’économie des polders aux marchés d’aujourd’hui.

Les variétés à connaître :

Le meilleur plan ? Passer dans une boutique ou sur un marché qui propose des dégustations. On vous coupe de petits cubes, on vous explique l’âge, la texture, l’origine. Très vite, vous vous surprenez à débattre sérieusement de la différence entre 18 et 36 mois d’affinage, comme si votre vie en dépendait.

Les marchés comme Albert Cuyp ou Noordermarkt sont parfaits pour ça : vous y trouvez non seulement du fromage, mais aussi des stands de poisson, de fleurs et de spécialités chaudes. Un résumé comestible de la culture locale.

Stroopwafels, poffertjes & autres plaisirs sucrés

Si vous avez un faible pour le sucre, Amsterdam risque d’être dangereuse. La ville prend les desserts très au sérieux, surtout quand il s’agit de les associer à un café fumant ou à un chocolat chaud.

Les stroopwafels sont sans doute la douceur la plus emblématique : deux fines gaufres collées par un sirop au caramel. Les versions industrielles, vendues en supermarché, se laissent déjà manger. Mais la révélation, ce sont les stroopwafels encore tièdes, préparées sur un stand de marché. La gaufre est souple, le caramel file un peu, et soudain vous comprenez pourquoi certains en ramènent des paquets entiers en souvenir.

Une astuce locale : posez votre stroopwafel sur le dessus de votre tasse de café quelques instants. La chaleur fera légèrement fondre l’intérieur. C’est un petit rituel, presque un acte de foi.

Autre spécialité qui met tout le monde d’accord : les poffertjes. De mini crêpes épaisses, gonflées, servies avec une avalanche de sucre glace et une noisette de beurre qui fond au milieu. Elles arrivent généralement brûlantes, alignées sur une assiette comme des petits coussins. On en mange “juste quelques-unes”… jusqu’à ce que l’assiette soit vide.

Côté gourmandises à emporter, on trouve aussi :

Les incontournables des “snackbars” : croquettes & compagnons

Les “snackbars” d’Amsterdam sont un monde en soi. On y va pour manger vite, sans chichi, mais pas sans caractère. Certains proposent même des distributeurs automatiques de snacks chauds, ces fameuses vitrines remplies de compartiments individuels que l’on ouvre après avoir glissé quelques pièces. Une curiosité à tester au moins une fois.

Parmi les incontournables :

Ces snacks racontent aussi une certaine idée de la convivialité néerlandaise : on grignote, on partage, on discute. On n’est ni au restaurant gastronomique, ni dans le fast-food impersonnel. On est “entre”, dans ce territoire très hollandais où le pratique rencontre le gourmand.

Influences indonésiennes : le rijsttafel et au-delà

Amsterdam porte encore les traces de son passé colonial, notamment dans sa cuisine. Les restaurants indonésiens y sont nombreux, et représenter cette facette culinaire, c’est aussi raconter une part de l’histoire du pays.

Le plat emblématique à découvrir est le rijsttafel (“table de riz”). On vous sert une multitude de petits plats à partager : viandes mijotées, légumes épicés, sauces au coco, sambals plus ou moins corsés, le tout accompagné de riz. C’est généreux, coloré, parfumé. On passe du sucré au pimenté, du croquant au fondant, en quelques bouchées.

On y trouve par exemple :

Le rijsttafel n’est pas un repas que l’on “avale en vitesse”. C’est une expérience, à partager à plusieurs, qui vous fera sortir des clichés sur la cuisine hollandaise prétendument “simple”. Vous découvrirez combien la ville, port ouverte sur le monde, a intégré des influences lointaines dans ses habitudes de table.

Boire à Amsterdam : bière, jenever & cafés bruns

Manger, c’est bien. Accompagner tout ça, c’est encore mieux. Amsterdam ne manque pas d’options côté boissons, et pas seulement la bière industrielle bien connue.

Les cafés bruns (bruine cafés) sont des institutions : ces vieux bars au bois patiné, éclairage tamisé, tabourets un peu usés et ambiance tranquille. On y boit souvent :

Les cafés modernes ne sont pas en reste : bars à espresso, coffee bars design, lieux où l’on vient travailler ou rêver devant les passants. On y croise facilement un mélange de touristes, d’étudiants, de freelances, tous réunis autour d’une simple tasse de café noir.

Où manger quoi : quelques repères pratiques

Amsterdam se parcourt à pied ou à vélo, ce qui donne faim à intervalles réguliers. Pour bien profiter de ses spécialités culinaires, quelques repères simples aident à structurer une journée.

Pour une journée type :

Pour éviter les gros pièges à touristes, un réflexe simple : éloignez-vous légèrement des axes les plus saturés de la vieille ville. Les rues parallèles, un peu plus calmes, regorgent souvent de petites adresses fréquentées par les habitants. Jetez un œil dans les assiettes, écoutez la langue parlée autour de vous : si vous entendez surtout du néerlandais, c’est plutôt bon signe.

Quelques habitudes locales qui changent tout

Goûter les spécialités d’Amsterdam, ce n’est pas seulement une affaire de recettes. C’est aussi une question de gestes, de petites habitudes qui donnent une autre dimension à ce que l’on mange.

Au fond, se laisser porter par la cuisine d’Amsterdam, c’est accepter de sortir un peu de sa zone de confort : croquer dans un hareng, tremper une frite dans une sauce étrange au nom impossible à prononcer, siroter un jenever dans un café brun qui n’a pas bougé depuis cinquante ans.

Et quand vous repartirez, il y a de grandes chances que vos souvenirs les plus vivants ne soient pas seulement ceux d’un musée ou d’un pont illuminé, mais d’un stroopwafel brûlant de marché, d’un fromage dégusté en discutant avec un vendeur, ou d’un soir de pluie transformé en fête autour d’un rijsttafel épicé.

Amsterdam, finalement, se savoure autant qu’elle se visite. À vous maintenant d’y écrire vos propres souvenirs gourmands.

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